Les différents types de transport de corps


Aujourd'hui, dans beaucoup de cas, il arrive que le décès ait lieu autre qu'au domicile.

Selon les volontés de la personne décédée voire de la famille, il peut être organisé soit un transport de corps à visage découvert vers un domicile, un dépositoire ou une chambre funéraire.

Il peut également être organisé un transport de corps après mise en bière (cercueil fermé) pour des raisons sanitaires soit le jour des obsèques pour se rendre au cimetière ou au crématorium.

C'est pourquoi nous pouvons également :

  • Aller chercher votre proche dans un département de la métropole ou un pays limitrophe afin de procéder à des obsèques dans une commune.
  • Emmener votre proche dans un département de la métropole ou dans un pays limitrophe afin qu'une autre société de Pompes Funèbres puisse répondre au mieux à vos attentes.

Cette prestation peut tout aussi bien être demandée pour des inhumations que pour des translations de corps d'une sépulture vers une autre sépulture.


Quels sont les deux types de transport ?


Le transport de corps avant mise en bière :

Ce transport, appelé également transport à visage découvert, est opéré dans un délai maximum de 48 heures suivant le décès (article R 2211-11 CGCT).
(Notre rubrique « La législation française » traite ce sujet dans un de ses articles).


Le transport de corps après mise en bière :

Ce transport, réalisé après fermeture du cercueil est opéré, sauf décision médicale, dans un délai supérieur à 24 heures suivant le décès.
(Notre rubrique « La législation française » traite ce sujet dans un de ses articles)



Pourquoi le terme de "Mise en bière" ?

Ce terme date de la période paléochrétienne (Epoque du Christianisme ancien).


Depuis l'Antiquité, les familles aisées inhumaient leurs morts dans des sarcophages. Ces réceptacles funéraires avaient pour vocation de faciliter la destruction des chaires.


« Sarcophage » venant du latin « sarcophagus » dont sarcos signifie la chaire et le terme phargein servant à compléter le verbe esthein pour signifier la destruction.

 

Les deux seules exceptions à cette définition concernent :

 

Les sarcophages égyptiens, puisqu'en réalité appelés « neb ankh » ou «Maître de la Vie», ils avaient trois principaux buts :

  • Protéger le corps momifié (Djet) qui sert à son tour de support pour l'énergie vitale représentant la personnalité humaine ou « Ka ».
  • Etre la reproduction miniature de l'univers (le ciel, la terre et les quatre Horizons).
  • Permettre au « Ba » ou âme extérieure de rejoindre le Djet durant les 12 heures de la nuit pour se protéger des légions chaotiques d'Apophis.

Les sarcophages cinéraires de l'ère étrusque en Italie pré-romaine, destinés à préparer le corps à la crémation.

 

De l'Antiquité tardive jusqu'au début des premières dynasties capétiennes, ayant peu de moyens financiers, les corps des défunts étaient ensevelis en pleine terre dans un linceul. La bière désignait la civière servant à transporter la dépouille mortelle jusqu'à sa dernière demeure.

 

Aux alentours des années 1050, les premiers cercueils firent leur apparition pour tous les chrétiens. Le mot cercueil était juste un diminutif de sarcophage, puisque son but d'utilisation resta le même.


Le terme de mise en bière abandonna alors son sens étymologique de brancard pour en devenir un sens métonymique.

Aujourd'hui encore, la législation française impose un cercueil quelque soit le mode des funérailles, il est devenu pour coutume d'appeler le fait de déposer le corps du défunt dans un cercueil : « la mise en bière ». D'une certaine manière, le cercueil emmenant le défunt vers son lieu de repos...

 

(Si cette petite parenthèse a attiré votre curiosité sur le monde du funéraire, vous pourrez trouver plus loin dans notre site une partie « Un peu d'histoire ».)