Introduction au deuil

Tôt ou tard, nous sommes confrontés à la disparition d'un être cher. D'une seconde à l'autre, il s'évapore. S'en va sans laisser d'adresse, parfois des suites d'une longue maladie, ou bien en un éclair, fauché par la providence.

Autrefois, nous portions le deuil


Les traditions françaises rendaient visible le deuil :

 

Chez les veuves, par usage du noir dans les toilettes. Les matières elles-aussi avaient leur rôle à jouer : il fallait de la laine, du crêpe, un chapeau ainsi qu'un voile noir sur le visage et ce, pour une durée moyenne d'un an et demi.

Les veufs quant à eux, avaient moins de restrictions : des vêtements sombres, un ruban en crêpe noir sur le couvre-chef, ou un bandeau noir autour du bras, tout ça durant six mois.

 

Les atours vestimentaires annonçaient cette phase malheureuse et tenaient en respect autrui. L'austérité, l'absence de bijoux rajoutait au sentiment de dépouillement intérieur, d'avoir été défait d'une partie de soi. Nous nous habillions donc du chagrin, qui dans chaque miroir, par sa couleur corbeau nous apportait d'un battement d'aile, le souvenir de l'être perdu. 

Il s'agissait tous les matins de s'emmailloter dans des linges ébène évoquant une nuit sans lune, dépourvue de tout espoir qu'un jour réapparaisse cet être tant aimé et la lumière qui émanait de lui.

 

La fin de cette longue tradition marquait un tournant et la vie continuait.

Aujourd'hui, nous faisons le deuil


Dans une optique toujours plus moderne où le "faire" et "l'avoir" dépassent le "être", le deuil passe donc par l'action. Nous sommes actif dans sa façon de gérer l'absence de l'autre.

L'être humain qui a peur du silence et de la solitude, remplit alors son abattement, de sa douleur et de sa peine les vides causés par la perte de son être cher.

 

Elisabeth KÜBLER-ROSS psychiatre émérite, suite à ses observations faites sur des décennies auprès de personnes en soins palliatifs, a su distinguer 7 étapes que traverse une personne mourante ou bien en deuil d'un être aimé :

  1. Le déni : Aussi appelé choc ou sidération. C'est le temps court ébahi à refuser ce qui est, à ne pas admettre que c'en est fini. la personne endeuillée remet en cause sa santé mentale et préfère croire qu'elle rêve. Elle est complètement dépassée.
  2. La douleur et la culpabilité : La personne endeuillée passe en revue tous ses gestes et ses paroles, tout ce qu'elle aurait dû dire, faire, qu'elle n'a pas osée (par orgueil par exemple). Pleine de remords, elle se sent coupable et porte la responsabilité du décès. "J'aurais dû", "si seulement j'avais fais ça..."
  3. La colère : Le sentiment d'injustice est si puissant qu'il déclenche des colères incontrôlées.
  4. La négociation : La frustration générée par une colère avortée finit par chercher des coupables à blâmer, quelque chose de palpable, quelqu'un de vivant sur qui rejeter la faute. Ceci crée une forme de soulagement éphémère.
  5. Les états dépressifs : Ici, nous prenons de plein fouet la réalité en face. Le moral est en berne, le défunt est constamment dans nos pensées. La tristesse, les larmes, les souvenirs remontent. La souffrance est telle que beaucoup de personnes endeuillées sollicitent l'aide de professionnels, de psychologues pour les aider à passer ce cap difficile.
  6. La reconstruction : Nous sortons de notre tanière, nous acceptons enfin de faire des choses qui ne nous disaient rien auparavant. Nous acceptons sans culpabilité de prendre du plaisir, de se faire plaisir, sans l'autre.
  7. L'acceptation : La personne est en phase avec l'idée que son proche est de l'autre côté. Elle chérit le souvenir avec le sourire et accepte que l'amour, si fort qu'elle lui porte, atteigne encore son défunt où qu'il soit. Elle envisage sa vie non pas sans l'autre, mais avec la grâce d'avoir pu partager la sienne.

Perdre un enfant, un père, une sœur, un ami ou une petite-amie n'ont pas les mêmes effets. Le degré de parenté rentre en jeu, il est vrai, mais c'est bien sûr la connexion que nous avions avec l'autre, qu'importe les liens de sang, qui déterminent la dureté de l'épreuve.

D'autant plus si les conditions du décès ont été violentes, accidentelles ou dans la maladie.

 

Nous verrons au travers de cette catégorie comment traverser un deuil de la façon la plus paisible qui soit.

 

Nous étudierons également comment d'autres peuplades font face au deuil.

(Article écrit par Ornella le 18 juillet 2018)

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Voici le lien vers le site internet "Dans les Hautes Herbes" d'Ornella PETIT (comédienne, chanteuse et astrologue)

 

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