Le deuil

Le deuil correspond à la souffrance causée par la disparition d'un être cher et se surmontant par un processus lent et douloureux. Cette phase est appelé le travail du deuil.

 

Nous verrons dans les différents articles présents sur cette page, l'évolution du deuil à travers les âges mais également à travers les civilisations.

 

Nous vous souhaitons une bonne lecture et restons ouverts à tous commentaires. Nos articles ayant été écris en fonction de notre vécu et notre ressenti, nous pensons qu'il est important que vos commentaires viennent enrichir nos dires (dans un sens comme dans l'autre).

 

Introduction au deuil


Le deuil


Définition du deuil

Le mot deuil, du bas-latin dolus ("douleur") désigne au Xe siècle la douleur et la tristesse que l'on éprouve lors de la mort d'un proche.

Au XVe siècle, il désigne aussi le décès, la perte d'un être cher. Il aura également plus tard divers sens plus ou moins figurés, tous liés à la mort ou à une grande tristesse.

Souvent associé à la souffrance, le deuil est aussi un processus nécessaire de délivrance appelé résilience (phénomène psychologique consistant à prendre acte de l'événement traumatique de façon à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire d'une façon socialement acceptable). C'est un processus actif, dit "faire le deuil".

L'individu en deuil peut sembler souffrir d'un état dépressif plus ou moins intense, mais un cheminement intérieur se fait. Il a souvent besoin du soutien d'autrui faisant preuve d'empathie.

Le deuil peut être réalisé par le biais de tous moyens d'expression créatifs ou délégués (construction de monuments, funéraires ou non, commandes d'oeuvres spécifiques en l'hommage à la personne disparue....) Ainsi, l'événement n'est pas oublié mais commémoré et la douleur qu'il a suscitée s'atténue voire disparaît.

Les étapes du deuil

Les différentes étapes du deuil ont été élaborées par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross pour la 1ère fois en 1969.Elle a décrit 5 étapes : 

  1. Le choc, le déni : cette 1ère et courte phase du deuil survient quand on apprend la perte. La personne refuse d'y croire. C'est une période plus ou moins intense où les émotions semblent pratiquement absentes. La personne affectée peut s'évanouir et peut même voir sans en être consciente. C'est en quittant ce court stade du deuil que la réalité de la perte s'installe.
  2. La colère : phase caractérisée par un sentiment de colère face à la perte.Période de questionnements. La culpabilité peut s'installer dans certains cas.
  3. Le marchandage : phase faite de négociations, de chantages....
  4. La dépression : phase plus ou moins longue du deuil qui est caractérisée par une grande tristesse, des remises en question, de la détresse. Les endeuillés dans cette phase ont l'impression qu'ils ne termineront jamais leur deuil car ils ont vécu une grande gamme d'émotions et leur tristesse est grande.
  5. L'acceptation : Dernière étape où l'endeuillé reprend du mieux. La réalité de la perte est beaucoup plus comprise et acceptée. L'endeuillé peut encore ressentir de la tristesse, mais il a retrouvé son plein fonctionnement. Il a aussi réorganisé sa vie en fonction de la perte.

Ces cinq étapes, décrites ci-dessus, peuvent être linéaires mais il arrive qu'un endeuillé fasse des retours en arrière avant de recommencer à avancer. Ces étapes ne se succèdent pas forcément. Il ne s'agit pas d'un mécanisme inévitable. Certaines personnes peuvent quitter le deuil et passer à l'ultime étape de liberté d'action, sans que les sentiments qu'elles pouvaient porter puissent être considérés comme négligeables.

Une bonne façon de traverser le deuil est de comprendre ce que l'on vit et de partager ses sentiments avec des proches ou des personnes qui vivent également un deuil.

Le deuil est une réaction personnelle et collective qui peut varier en fonction des sentiments et des contextes. Cette réaction commence par le déni et se termine par une acceptation plus ou moins libérée du sentiment d'attachement qu'éprouvait l'endeuillé.

Dans tous les cas, pour que le processus du deuil devienne actif, la condition est que le changement soit non-désiré.

La durée du deuil

Le processus du deuil est universel mais sa durée est variable d'un individu  un autre selon la souffrance de la personne. Il est en tout cas important de se donner le temps de vivre les étapes du processus de deuil et d'accomplir le travail de deuil qui l'accompagne. Il est donc difficile de déterminer la durée du deuil et selon les circonstances celle-ci sera d'autant plus longue (suicide, accident, meurtre....perte d'une enfant).

Pour autant il est possible de donner quelques repères dans le temps pour définir la durée d'un deuil mais dans une fourchette très large.

Nous pouvons dire de façon général qu'il faut entre 1 et 5 ans pour retrouver une vie moins douloureuse après la perte d'un proche :

  • 2 à 2 ans et demi pour le perte d'un conjoint,
  • 4 à 5 ans pour la perte d'un enfant,
  • 1 an à 1 an et demi pour la perte d'un parent.

Au-delà de ces durées, le plus gros de la souffrance est passé, elle est devenue progressivement plus tolérable, moins violente.

Couleur + histoire

La couleur du deuil varie selon les cultures et les moeurs.

  • En Occident

Dans le monde occidental, cette couleur est généralement le noir. Son usage ne date que d'il y a quelques siècles. C'est en effet, la reine de France, Anne de Bretagne qui semble avoir popularisé ce code vestimentaire, en référence à l'austérité et au dénuement des paysans de sa terre d'origine.

Ainsi jusqu'au XVIe siècle, la couleur du deuil était encore le blanc, dans la plupart des cours européennes. Il faut donc attendre Anne de Bretagne, épouse du roi Charles VIII, pour que des vêtements sombres fassent leur apparition, à l'occasion de l'enterrement d'un membre de la haute société occidentale. Elle exige, en 1495, que toutes les personnes présentes aux obsèques de son 1er enfant soient vêtues de la couleur sombre. Idem pour les obsèques de son époux quelques années plus tard et fut donc la 1ère reine  rompre la tradition du deuil en blanc pour un monarque au sein des cours européennes. (les rois quant à eux portaient le deuil en violet ou pourpre).

Par la suite, Catherine de Médicis, Marie de Médicis et Anne d'Autriche suivront la mode et le noir s'imposera peu à peu comme la couleur du deuil.

Aujourd'hui les couleurs du deuil sont : le noir, le violet (couleur liturgique de la messe des morts), le gris (pour les personnes âgées), le blanc (symbole de pureté, porté en particulier pour les obsèques d'un enfant).

Autrefois en France, la durée du port du deuil était fixée à 1 an pour le veuf et à 2 ans pour la veuve. Pendant la période dite de "grand deuil" qui durait généralement 1 an, la veuve ne devait porter que des vêtements de couleur noir, en lainage ou crêpe anglais, pas de bijoux excepté en bois noirci, ou plus tard, en jais. Elle portait un chapeau avec un long voile de crêpe couvrant le visage et descendant jusqu'aux genoux qui ne devait pas être levé pendant 6 mois (il était permis néanmoins pendant les grandes chaleurs de ramener le voile sur l'épaule gauche). Passé ce délai, les conventions lui permettaient de revêtir du violet, du mauve ou du gris, et ce jusqu'au terme du deuil.C'est ce qu'on appelait la période de "demi deuil". Elle peut dès lors porter du velours ou du taffetas, des perles ou améthystes.

Dans la France agricole,ces considérations n'ont pas cours car la parentèle est nombreuse, les décès fréquents, les revenus réduits et donc on porte le noir quasi toute sa vie.

Le veuf, quant à lui, devait porter des vêtements sombres et éventuellement fixer un ruban de crêpe noir autour de son chapeau ou porter un bandeau noir autour du bras. Pour les militaires ou tout homme portant un uniforme (y compris les collégiens) c'est même la seule marque du deuil. La hauteur du crêpe variait en fonction de la parenté.

Le veuf pouvait se remarier après 6 mois de veuvage, quant à la veuve, 18 mois après.

Pour les autres membres de la famille, les mêmes règles étaient appliquées mais à des délais moindres. Néanmoins, le port du voile rabattu pendant 6 mois pour parents et enfants est également imposé. pour les frères et soeurs, il se porte rejeté sur l'épaule gauche ou enroulé en écharpe. Pour les parents plus lointains, le port du voile n'est pas exigé sauf si l'on est l'héritière du défunt. On n'était pas tenu  un deuil sévère pour les enfants en bas-âge. Outre le deuil vestimentaire, aucune partie de plaisir, aucune fête, aucun dîner, aucun concert, aucune fleur ne sont autorisés pendant les six premiers mois. Tout bruit est évité, la musique proscrite, le piano fermé. Les activités sociale reprennent petit  petit durant la période de "demi deuil". Même le papier à lettre et les mouchoirs sont bordés d'une bande noire dont la largeur varie avec le degré du deuil.

C'est la 2de guerre mondiale qui signe le déclin du port du deuil. Mais, néanmoins, il a continué d'être porté jusqu'à la fin des années 60 en zone rurale et dans les familles traditionnelles.

Aujourd'hui,la couleur noire est portée par tout à chacun et il n'y a en général plus de marque extérieur du deuil et donc plus de deuil social à proprement parler.

 

  • En Asie :

Au Vietnam, en Inde, en Corée du Sud et les pays arabes, la couleur du deuil est le blanc.

Au Japon, c'est le blanc et le noir car ils considèrent que le défunt se transforme en corps de lumière.

En Chine, c'est souvent le noir combiné au blanc, mais il peut y avoir d'autres couleurs selon les différentes conditions ou situations des décédés comme par exemple le rouge et le rose.

En Thaïlande, c'est le violet.

En Iran, la couleur du deuil est le bleu.

  • En Afrique :

En Afrique du Sud, le rouge est la couleur du deuil.

En Egypte, c'est le jaune.

  • En Amérique :

Au Brésil, la couleur du deuil est le violet.

 


L'épreuve du deuil


La perte d'un parent

La perte d'un compagnon

La perte d'un enfant

Le deuil pré-natal


Le deuil chez ...


... l'enfant

... l'adolescent

... la femme

... l'homme


L'accompagnement dans le deuil


envers un enfant

envers un adulte


La préparation des obsèques pour bien entamer son deuil


avec des enfants

L'hommage

L'Après


Le suicide


Définition

La reconstruction après un suicide


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